Le Loup ou l'Agneau


Mercredi 7 Novembre 2007
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    Ils répondirent : Barabbas !
    "

    Matthieu 27 : 21


    Le Loup ou l'Agneau

    Le Loup ou l'Agneau : le titre de cette méditation peut surprendre. Dans ce passage de Matthieu 27, la foule assemblée voulait qu'une personne soit relâchée. En ce temps là, il était de coutume de libérer un prisonnier à l'occasion de la Pâque. Ceci afin de se rappeler comment les enfants d'Israël avait été délivrés de la servitude en Égypte.
    Pilate n'était pas un novice en politique. Il demanda donc à la foule de choisir entre l'homme qui avait ressuscité Lazare et celui dont l'épée avait probablement envoyé bien des gens dans la tombe. Le choix semblait évident, et pourtant la foule choisit le meurtrier.
    Cette foule qui, quelques jours avant, avait crié sur le passage de Jésus « Hosanna ! Fils de David ! », hurlait maintenant « Crucifie-le

    Bien souvent, nous disons que nous aimons Jésus, que nous croyons en Lui et en Sa toute puissance. Mais face à la foule, ou à des amis hostiles à la religion, nous prenons le parti du plus grand nombre. La raison en est que nous n'avons pas de solide relation avec notre Sauveur ni le désir profond de chercher à mieux Le connaître. Nous ne faisons pas nôtre ce commandement : « Tu aimeras le Seigneur, Ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ta force

    Un ermite était en train de méditer au bord de la rivière quand un jeune homme l'interrompit :
    «Maître, je veux devenir votre disciple.
    - Pourquoi cela ? répondit l'ermite.
    - Parce que plus que tout autre chose, je veux trouver Dieu. »
    Souple et vif à la fois, le sage bondit sur ses jambes, attrapa le jeune homme et le plongea tout habillé dans la rivière. Il lui maintint la tête sous l'eau pendant plus d'une minute. L'autre se débattait. Alors le maître lui tira la tête hors de l'eau, sans ménagement. Tandis que le jeune homme reprenait ses esprits, il lui demanda :
    « Dis moi, vers quel point convergeaient tous tes désirs quand tu avais la tête sous l'eau ?
    - L'air... je... heu... je voulais de l'air !
    - Parfait, dit le maître. Maintenant retourne chez toi, et reviens me voir quand tu désireras Dieu autant que tu as désiré cet air.

    Désirons-nous connaître Dieu comme ce jeune homme qui devait absolument sortir la tête de l'eau pour retrouver l'air ?
    Nous respirons sans réfléchir. Notre besoin de Dieu devrait être aussi naturel.
    Si nous avions été présents avant la crucifixion, qu'aurions-nous scandé ? Aurions-nous résisté à la pression de la foule ?
    La foule préfère toujours la loi du plus fort, celle des rebelles. Elle choisit toujours les «loups », les Barrabas. Un regard rétrospectif sur l'Histoire montre comment la foule a choisi les « Staline » ou les « Hitler » du monde et a rejeté les humbles, les simples, l'Agneau. C'est seulement par une relation régulière avec Dieu, en Lui donnant la première place dans notre vie, que nous pourrons aller à contre-courant sans céder à la pression de la foule. Pour résister et endiguer la marée montante de la dépravation, de la violence… il faut avoir appris en période de calme à avoir une relation intense avec Dieu.

    Bien souvent, c'est quand nous avons la tête sous "l'eau des problèmes" et les difficultés que nous nous débattons pour trouver une bouffée d'oxygène, la présence du Seigneur.

    Aujourd'hui, choisissons-nous plutôt les humbles ou les puissants ? Résistons-nous à la pression ou bien rentrons-nous dans le rang ?

    • La force du chrétien vient de sa relation avec Dieu. Celle-ci lui est aussi vitale et indispensable que l'air qu'il respire : Tout le monde apprécie l'air pur du matin. Il en était de même pour Jésus qui se levait tôt le matin pour apprécier l'air vivifiant de la prière, la "respiration de l'âme."
    • Les épreuves qui jalonnent notre course chrétienne devraient accroitre notre endurance grâce à ce souffle donné par le Saint-Esprit.
    • Une intense oxygènation nous permet de mieux entendre et comprendre la voix de Dieu.

    Faisons cette prière :

    Seigneur, bien souvent je te perds de vue quand la foule se dresse devant moi . Parfois, je suis tenté de choisir le loup au lieu de l'agneau. Aide moi à T'aimer et à Te donner la priorité dans mes choix, dans ma vie.
    Tu es aussi important que l'oxygène et je ne peux rester en vie sans Toi. Car c'est Toi et Toi seul qui me permets d'affronter l'hostilité que je peux rencontrer aujourd'hui.
    Amen.

    "La raison du plus fort est toujours la meilleure", Jean de la fontaine.
    "La raison la meilleure est toujours la plus forte", Jésus-Christ.

    Que choisissons-nous le plus souvent ?
    Réponse A : le loup;
    Réponse B : l'agneau;
    Si A>B, n'est-ce pas une indication que chercher Dieu n'est pas aussi vital que respirer ?