Ouvert d’esprit, peut-être ! Mais surtout ouvert à l’Esprit…

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La tolérance et l’ouverture d’esprit sont des notions qui séduisent notre société actuelle. Et les questions relatives à la vie privée sont abordées dans cette même perspective. Le « mariage pour tous » en est un exemple fort. Respecter autrui, ce serait l’accepter tel qu’il est, quelles que soient ses idées, ses opinions ou ses expériences de vie. Le chrétien, et l’adventiste du 7ème jour en particulier, devrait se montrer compatissant, sensible aux réalités humaines…

En réalité, le chrétien qui a fait de Jésus son guide, sera conduit par l’Esprit de Dieu: le Saint-Esprit (Romains 8.14). A son ascension, Jésus l’a promis à tout disciple obéissant (Jean 14.15-16 et Actes 5.32), comme gage de sa présence. Le chrétien sera, par conséquent, ouvert à l’Esprit ! Mais ne devrait-il pas également faire preuve d’ouverture d’esprit ?!

1) En étant prêt à accepter les différents comportements sans émettre un seul jugement ?

Oui. Mais si le Saint-Esprit invite à ne pas émettre de jugement sur quiconque (Matthieu 7.1), il recommande cependant, de juger les comportements et les actes (Hébreux 5.14 ; 1 Corinthiens 6.2-3) en sachant différencier le bien du mal , la bonne, de la mauvaise action. Le chrétien pourrait sinon tomber sur le coup du jugement de Dieu parce qu’il aurait considéré le bien comme étant le mal, et inversement: Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, Qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres, Qui changent l’amertume en douceur, et la douceur en amertume ! Malheur à ceux qui sont sages à leurs yeux, Et qui se croient intelligents ! Malheur à ceux qui ont de la bravoure pour boire du vin, Et de la vaillance pour mêler des liqueurs fortes ; Qui justifient le coupable pour un présent, Et enlèvent aux innocents leurs droits! (Esaïe 5.20-23). En fait, nous ne devrions pas dire de quelqu’un qu’il EST mauvais, mais nous pourrions dire qu’il a COMMIS une mauvaise action, qu’il n’a pas fait le bon choix au regard de la norme divine !

2) En étant disposé à accepter le changement ?

Oui. Mais s’il peut être nécessaire de savoir s’adapter à de nouvelles situations, à de nouvelles conditions de vie, le Saint-Esprit nous inspire à ne jamais contrebalancer nos us et coutumes avec la norme de Dieu (Matthieu 15.3-9). Si les traditions peuvent changer, la norme du comportement qui est la loi de Dieu (la loi royale, appelée aussi loi de liberté car donnée à un peuple libre), écrite de Sa seule main (les 10 commandements), elle, ne change pas! Le chrétien doit rendre à César ce qui est à César mais également, à Dieu ce qui est à Dieu (Matthieu 22.21)! Et lorsque les deux lois sont en conflit, le chrétien privilégie la loi de Dieu en Lui obéissant (Actes 5.29). Il n’a pas crainte de le faire car la loi de Dieu est amour!

3) En transformant les problèmes en opportunités ?

Bien sûr! Le chrétien doit reconnaître que chaque situation a une solution. Ils sont : Heureux ceux qui placent en toi leur appui ! Ils trouvent dans leur cœur des chemins tout tracés. Lorsqu’ils traversent la vallée de Baca [larmes], Ils la transforment en un lieu plein de sources, Et la pluie la couvre aussi de bénédictions. Leur force augmente pendant la marche, Et ils se présentent devant Dieu à Sion (Psaumes 84.5-7). Autrement dit, dans la difficulté, la détresse, le chrétien ne se laisse pas gagner par le découragement car il se confie en Dieu. Il doit savoir se remettre en question sans chercher à accabler l’autre. Il doit pouvoir être capable de voir le meilleur chez l’autre malgré ses défauts! Jésus a vu en Simon, fils de Jonas, un Pierre qui pourrait affermir ses frères après sa conversion. La repentance peut aussi être une réponse clé à nos situations d’échec (Psaumes 107.10-15).

4) En vivant dans le présent ?

Absolument! Toutefois, comment être encouragé pour l’avenir tout en oubliant ce que Dieu a fait pour son peuple dans le passé?! On ne peut en effet, vivre dans l’amertume et les regrets et être heureux! Nous pouvons penser à Daniel qui maintint sa relation avec Dieu malgré l’exil, à Joseph… L’Esprit-Saint ne nous enseigne-t-il pas : A Chaque jour suffit sa peine (Matthieu 6.34) ?!

5) En étant curieux sur le monde ?

C’est bien en contemplant la nature que le roi David trouva des raisons d’adorer Dieu (Psaumes 19.1). Nos yeux ne sont-ils pas les fenêtres de l’âme ? Mais si nos yeux nous trompent sur le mal, nous risquerions d’être à la merci de l’ennemi et pécher (Psaumes 101.3 et Matthieu 5.29) ! D’autre part, pour s’ouvrir à de nouvelles perspectives, à de nouveaux champs d’investigation, il pourrait être nécessaire de désapprendre pour apprendre ! Examinez toutes choses mais retenez ce qui est bon (1 Thessaloniciens 5.21) ou encore faire comme les Béréens (Actes 17.11). Le Saint-Esprit nous ouvre l’esprit pour apprendre et nous aide à ne pas rester sur des acquis parce qu’en Jésus sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science. (Colossiens 2.3).

Enfin, il nous semble qu’être ouvert à l’Esprit est l’essentiel car Il nous maintient en paix avec le Ciel,  nous-mêmes, mais aussi ceux vers qui nous sommes ouverts.

Pasteur Eddy Carneva

Auteur :Eglise Adventiste du 7ème Jour de Paris-Sud