Vilain petit canard, mais cygne pour Dieu

Catégories : Meditations

CYGNEVous connaissez sans doute ce conte. Une cane était là sur son nid; elle couvait ses canetons qui devaient sortir de leur oeuf. Mais le pauvre caneton sorti dernier de son oeuf était différent des autres : il était maigre, laid et tout noir. Il essaya pourtant de jouer de sa malice et de sa gentillesse pour se faire accepter de ses frères. Mais tous ses efforts furent vains. Les canes, les poules… tous le bousculaient, l’ignoraient ou le narguaient. Le regard rempli de tristesse, il décida donc de se sauver du village. Comment répondre à l’indifférence de ceux qui nous entourent , qui nous trouvent différent(e) ou ne nous aiment pas ?

Cette semaine, je vous propose de vous arrêter sur l’histoire de Léa. Dans la Bible aucun personnage n’est décrit en ces termes : « Il ou elle était laid(e)« . Cependant, entre les lignes nous comprenons que Léa n’était pas aussi agréable à regarder que sa soeur Rachel. Léa avait « des yeux délicats ». Avait-elle un strabisme ? une difformité ? Vous imaginez la vie qu’elle a dû mener. Tout le monde admirait sa soeur. Lorsqu’elles se promenaient, les regards s’arrêtaient sur Rachel. Celle-ci recevait toutes les attentions. En un regard, Jacob était tombé amoureux d’elle. Vous connaissez sans doute ce sentiment de rejet : ne pas recevoir de compliments, ne pas être entouré d’ami(e)s, être rejeté(e), hors norme, loin des standards des magazines. Léa était toujours dans l’ombre, Rachel sous la lumière des projecteurs. Les personnes qui vivent ces situations, tentent, comme dans le conte du vilain canard, de se faire accepter, d’être aimé(e). En désespoir de cause, ils se forgent une carapace. On a l’impression qu’ils se sont faits à la situation : ils sourient, s’adaptent. Alors qu’en fait, au fond d’eux-même, ils sont meurtris.   Il ne faut pas se fier aux apparences. Bien souvent, les sourires cachent une peine intérieure. Alors qu’en public, tout semble aller pour le mieux, dans la solitude et l’obscurité qui leur tiennent lieu d’intimité, ils se replient sur eux-mêmes, tels des foetus, pour mieux pleurer sur leur oreiller.   Mais heureusement, rien n’échappe au regard de Dieu : « Dieu vit que Léa n’était pas aimé. » (Genése 29:31)
Dieu entre en action : « Il rendit Léa féconde ». Dieu a béni Léa. Il connaît tout de nous et ne veut qu’une chose : nous bénir afin que nous soyons heureux. Pour Dieu, nous sommes des êtres uniques comme le rappelle ce texte : « Bien avant d’avoir posé les fondements de la terre, Il nous avait en tête, et nous avait positionnés comme le point focal de son amour. » Nous avons de la valeur à Ses yeux et Son amour est constant. Que nous ayons été désirés à notre naissance ou pas, que nous soyons connus ou inconnus, beaux ou moins beaux, riches ou pauvres, DIEU NOUS AIME ET VEUT NOUS BENIR. Sommes-nous prêts à accueillir favorablement Son amour et Ses bénédictions ?   Quand on regarde plus attentivement l’histoire de Léa, nous constatons que l’objectif premier de Léa était de gagner la faveur de son mari. Elle voulait être aimée, reconnue, appréciée à sa juste valeur. « C’est bien normal » direz-vous. Obnubilée par ce besoin pressant d’être aimée, elle avait pour un temps oublié Celui qui lui avait permis de connaître le bonheur de la maternité. N’agissons-nous pas ainsi ? Suivons-nous cette quête effrénée d’exister au travers du regard de l’autre, de la société, de notre famille ? Nous nous plions volontiers à tous leurs desiderata, pourvu que nous soyons reconnu(e)s et aimé(e)s. Tous les prénoms des fils de Léa sont en rapport avec sa souffrance et son manque d’amour. Le premier fils de Léa se prénomme Ruben : « Dieu a vu mon humiliation ». Le deuxième fils, Siméon : « Dieu a vu que je n’étais pas aimée ».  Le troisième, Lévi : « Mon mari s’attachera  à moi ». Il fallut attendre le quatrième fils, Juda, pour qu’elle s’écrie : « Je louerai l’Eternel. » Enfin, elle entrait dans une autre dimension : celle de la louange et de la reconnaissance à son Dieu.
La louange aide à dépasser les problèmes, le mépris, le manque d’amour, la souffrance… Comme David le dit : « Je m’écrie: Loué soit l’Eternel! Et je suis délivré de mes ennemis » (Psaume 18:4). Dieu ne désire qu’une chose : ajouter Sa force à notre faiblesse. Si nous entrons dans cette attitude de louanges, notre vison des choses se modifiera, notre façon de marcher aussi: « Tu ne promèneras pas des regards inquiets » (Esaïe 41:10) car tu sais que tu as pour Père le Dieu de l’univers. Alors, tu marcheras comme un fils, une fille du Roi des Rois. Le regard des autres, leur attitude ne dicteront plus ta conduite: « L’homme regarde ce qui frappe les yeux mais l’Eternel regarde au coeur » (1 samuel 16:7). Dieu ne te demande pas de te faire justice ou de quémander l’amour des autres. Laissons Dieu faire les choses. Dans le Psaume 23 il est dit que Dieu dresse une table en face de nos adversaires. Alors que Léa profitait de ses enfants, Rachel regardait de loin son bonheur.
Rappellons-nous ce que Dieu nous dit: « Je t’ai gravé dans la paume de Mes mains » (Esaïe 49:16). Ainsi, fort de ses promesses, nous pouvons nous dire :   Tu te sens seul(e) et abandonné(e), mais Dieu t’aime. Loue le.   Ton mari/ton épouse t’a quitté(e), mais Dieu t’aime. Loue le.   Tu n’as eu d’enfant, mais Dieu t’aime. Tu es béni(e). Loue le.   Tu n’as pas eu l’augmentation que tu attendais, mais Dieu t’aime. Tu es béni(e). Loue le.   Tu n’habites pas un quartier agréable, mais Dieu t’aime. Loue le.

Alors, que l’on te considère comme un vilain canard ou comme un cygne, sache que Dieu ne fait acception de personne. Il t’aime comme on ne t’a jamais aimé: « Rien ne nous séparera de l’amour de Dieu » (Romains 8:31).

Auteur :Ruth PYRAM

11 Responses to "Vilain petit canard, mais cygne pour Dieu"

  1. redacteur
    redacteur Posté le 1 novembre 2012 à 19 h 33 min

    De loin, le Seigneur s’est montré à moi.Je lui répondu :je t’aime depuis toujours et pour toujours. C’est pourquoi je reste profondément attaché à toi. Bon courage.

    Daniel Bapin, le Mercredi 16 Janvier 2008 à 23h38.

  2. redacteur
    redacteur Posté le 1 novembre 2012 à 19 h 33 min

    Comme le regard de l’autre peut influencer notre propre acceptation de soi.
    Louez soit Dieu qui s’attache à détailler notre coeur plutot que notre apparence.
    En regardant au coeur, Il nous propose également le moyen de l’affranchir de ces préjugés négatifs.

    Atlan, le Jeudi 17 Janvier 2008 à 13h48.

  3. redacteur
    redacteur Posté le 1 novembre 2012 à 19 h 34 min

    Merci d’avoir pu lire cette méditation qui me rappelle que en toutes circonstances de la vie je dois louer ce DIEU qui m’aime tant.

    Sorhaindo José, le Samedi 19 Janvier 2008 à 11h38.

  4. redacteur
    redacteur Posté le 1 novembre 2012 à 19 h 34 min

    Merci pour cette méditation que j’ai trouver très bien et me rappel à quel point Dieu m’aime et me considère moi qui avais une très mauvaise notion de la vie en générale et de moi il y à de celà quelque année. Ce message me donne la force d’aller le dire à ceux qui en doûte encors et qui sont à la recherche de l’amour et de soutien.
    Que Dieu vous garde et vous bénisse.

    Lucien Coco, le Dimanche 20 Janvier 2008 à 20h42.

  5. redacteur
    redacteur Posté le 1 novembre 2012 à 19 h 40 min

    J’ai beaucoup aprécié cette illustration, je crois qu’elle peut être utilisée pour aider les jeunes à mieux comprendre l’omniscience et l’omniprésence de Jésus mais aussi la faveur de connaitre ses promesses.
    Merci.

    Camille, le Dimanche 27 Janvier 2008 à 16h32.

  6. redacteur
    redacteur Posté le 1 novembre 2012 à 19 h 41 min

    Je veux apprendre à louer DIEU au lieu de me plaindre !

    Charlie, le Jeudi 31 Janvier 2008 à 14h23.

  7. redacteur
    redacteur Posté le 1 novembre 2012 à 19 h 41 min

    MERCI à ce Dieu merveilleux qui ne nous délaisse pas. C’est bon de lui appartenir.

    JUJU, le Mercredi 6 Février 2008 à 22h55.

  8. redacteur
    redacteur Posté le 1 novembre 2012 à 19 h 42 min

    Je t’aime Jésus entoure moi dans tes bras d’amour.
    Je louerai l’eternel jusqu’à la fin de ma vie.

    Francis BIANAY, le Dimanche 10 Février 2008 à 23h02.

  9. redacteur
    redacteur Posté le 1 novembre 2012 à 19 h 43 min

    Ne nous soucions pas des regards, des attentions des autres. Le seul qui a une importance pour nous c’est Dieu. Il nous sécurise, nous donne son amour, une amitié indéfectible. N’attendons des autres ce que Dieu lui-même peut nous donner. Louons ce Dieu merveilleux !

    Cynthia, le Samedi 21 Novembre 2009 à 11h20.

  10. redacteur
    redacteur Posté le 1 novembre 2012 à 19 h 43 min

    Méditation qui correspond totalement à ce que je vis. Je bénis Dieu de vous l’avoir inspirée. Car j’ai compris encore et encore que Dieu m’aime tout simplement et je veux le croire chaque jour et le louer. Il le mérite tant ce Papa qui nous fait que des cadeaux. Béni soit son nom.

    Rosie, le Samedi 4 Septembre 2010 à 9h22.

  11. redacteur
    redacteur Posté le 1 novembre 2012 à 19 h 45 min

    Je voudrais remercier dieu de m’aider à comprendre à quel point j’ai de l’imporance à ses yeux ; ne m’abandonne jamais je t’en pris aide moi à être forte dans ce monde ; je me suis reconnue dans cette méditation et j’ai le coeur qui pleure.
    Merci Seigneur.

    Christelle, le Vendredi 30 Septembre 2011 à 14h33.

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